Paul Merwart ou Pawel Merwart (1855–1902) artiste peintre franco-polonais.

Son père était un Français résidant en Pologne, alors partie de l'Empire Russe. Sa mère était Polonaise. Paul passe sa jeunesse en Pologne, puis voyage en Europe et s'installe en France. De 1877 à 1884 il est étudiant à l'École des Beaux-Arts de Paris. Ensuite, il devient peintre officiel de la Marine et des Colonies et parcourt à ce titre de nombreuses parties du monde. Ses peintures représentent des sujets exotiques inspirés bien sûr par les colonies françaises, des portraits mais aussi quelques nus. Paul Merwart décède tragiquement lors de l'éruption de la montagne Pelée à la Martinique.

Le 8 mai 1902, il est alors 8 h 02 : en moins d'une minute la ville de Saint-Pierre, en Martinique, est rayée des cartes antillaises, ensevelie sous les cendres chaudes vomies par le volcan de la montagne Pelée. En un instant l'île du vieux rêve exotique, la terre de la douceur créole, devient décor de cauchemar : 28000 victimes, la cendre puis l'incendie, une ville à jamais rasée.
Etrange destinée que celle de Paul Merwart, peintre reconnu et établi. Pourquoi être là ? en ce jour fatal.
Une plaque commémorative est apposée en forêt de Fontainebleau où l'artiste avait coutume de venir dessiner. Un autre médaillon à sa mémoire est fixé sur la façade de la bibliothèque municipale de Fontainebleau, rue Royale.
Le peintre avait un frère : Émile Merwart, qui fit une brillante carrière d'administrateur colonial.
Fin mai 1902, le quotidien bordelais La Gironde relate le fait tragique : "Le peintre Paul Merwart est tombé pour l'art, comme Pline l'Ancien tomba pour la science en voulant suivre de près le phénomène des éruptions du Vésuve".

 

 

Nymphe ou baigneuse ? Le prétexte importe peu finalement ; il s'agit surtout pour le peintre de se faire plaisir et le résultat de ce tableau, de dimension réduite, semble plutôt convainquant. Celui-ci nous donne en effet à voir une belle paire de fesses comme la peinture occidentale sait parfois en produire.
Non pas celles, bien trop grasses, des flamandes de Rubens, ni les fesses charnues qu'on devine flasques de Boucher, mais celles d'un modèle élancé, juste rondes ce qu'il faut - à la Gérôme comme on les apprécie. La jeune femme se présente dévêtue au bord d'une petite étendue d'eau claire, debout et de dos avec un gracieux déhanché, un pied encore dans l'eau. Afin d'essuyer son avant-bras et le visage tourné de profil, elle esquisse un geste d'une main tenant un long drap blanc tombant sur le sol - peut-être son aube ? Ses longs cheveux blonds aux reflets roux descendent jusqu'au bas des reins, participant ainsi à la mise en valeur des fesses, renforcée s'il en était besoin par une lumière très à propos venant de la gauche. L'effet de contraste est saisissant entre ce beau modèle à l'attitude naturelle et candide et la pénombre du sous-bois. Indéniablement ce jeu d'ombre et lumière, de surcroît en plein air, renforce le côté sensuel de la scène. Et tant pis pour la morale si l'artiste et l'amateur se transforment en vulgaires voyeurs. A n'en pas douter, c'est fait pour !

http://pagesperso-orange.fr/verat/academism_Emile_Vernon.htm

 


Paul Merwart - The Flood, 288 x 180 cm, Galerii Sztuki


 

Marc-Verat@wanadoo.fr

http://pagesperso-orange.fr/travail-de-memoire/Hommage_Bouguereau.htm
http://pagesperso-orange.fr/travail-de-memoire/ESSAI.htm